Brèves ayurvédiques, part 2

 Arya Vadya Sala Kottakal, hospital – Kochi – Kerala – Inde

Quand il me vit marcher, il me dit : « Il faut que tu reviennes ici trois fois, et tu verras »… Je me souviens, il s’appellait Krishna, et nous nous sommes croisés quelques fois dans les couloirs de l’hôpital. Et oui, je l’avais entendu, comme des dizaines avant lui depuis toutes ces années, mais bon « c’était rentré par une oreille et sorti par l’autre ».

Après deux semaines, devant les bienfaits retirés du traitement qui m’est prodigué, ces phrases résonnaient différemment dans ma tête. A la fin de mon séjour, j’en ai donc parlé à mon docteur, et lui ai demandé son avis si je voulais envisager une autre session. Il me répondit qu’effectivement, ça pourrait me faire du bien, mais il fallait en refaire une, de préférence avant 12 mois et pour une durée de 28 jours. Il me conseille par contre de réserver assez vite en rentrant car ils ont peu de chambres simples et cette période est prisée par les Indiens car il fait moins chaud (28° !!!) et c’est moins humide, et ce sont des meilleures conditions pour le traitement.

Bien sûr, en plus de sa bienveillance professionnelle, il pouvait peut être y avoir un caractère « intéressé » dans sa réponse où lui préfère sûrement voir son hôpital plein plutôt que vide. Mais bon, j’ai un bon feeling avec lui et je lui avais confiance avant ; et cela avait été bénéfique, donc j’allais continuer… (En plus, je sais pas vous, mais moi, un docteur avec un point rouge au milieu du front, tout de suite, ça m’inspire plus confiance…)

En rentrant en France, je me suis assez vite décidé à réserver pour la période qu’il m’avait conseillée pour une chambre simple et pour 28 jours. J’ai reçu un mail de leur part quelques jours après. Réservation validée pour un séjour du 08 décembre 2016 au 12 janvier 2017. Je pars donc à priori tout seul cette fois. En Inde…

L’hôpital est bien adapté et je peux m’y débrouiller. J’ai maintenant un ami là-bas qui sait comment fonctionner avec moi si je veux faire des choses en dehors de l’hôpital. Lui ou un de ses amis viendra marcher avec moi, et voilà, j’ai la base pour partir tout seul là-bas. Cet ami est en plus de Kochi et est chauffeur de tuk tuk . Dès mon arrivée à l’aéroport, je sais déjà que je serais trop content de retrouver la « tuk tuk way of life », mon pote Siyad… et ses amis, des contacts que j’ai fais…

DSCF4835     DSCF4841

Je suis aussi content de retrouver certains de l’équipe médicale avec qui j’avais sympathisé.

DSCF4370

Le traitement, je suis bien sûr impatient de le faire, mais j’y vais sans trop d’attente ou d’espoir spécifique. Ca peut paraître étrange de se donner tant de mal sans objectif particulier mais comme j’avais dit à une amie lors de mon premier séjour : « si je peux juste retrouver mon sourire, moi, ça me va ! »

Voilà, avant de booké mon vol, il me restera aussi à choisir ce que je veux faire en « off » de la cure : il y avait des choses que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon premier séjour : voir les plantations de thé, le camp d’éléphant, prendre le train…Peut être aller voir Amma dans son ashram plus au sud du Kerala. Je sais en plus qu’il y a un gros Carnaval à Kochi àcette période… Il se puisse que le Taj Mahal, lui, attende, quoique j’aurai aussi du monde à voir à New Dehli…

Auteur : Jo

JoJocelyn - Fondateur du site, il parcourt de nombreux pays et a renseigné de nombreuses destinations. Pour moi : "l'important, c'est le voyage pas la destination "

  1. Adel Reply

    Profites bien de cette expérience qui j’en suis certain contribue à ton équilibre ! Le hasard n’existe pas et les rencontres sont écrites, elles sont le fruit d’une envie de voir ailleurs pour mieux se réaliser !
    Namasté frère Jo !

Leave a Reply

*